Le bien commun ? Une chimère, une utopie Tout le monde veut être roi dans son coin Et si ça fait des dégâts, c'est la vie On finira tous sous le même lin On se regroupe par affinité par couleur Par marques par marqueurs Dans ce monde de requins et de vautours Chacun défend ses sujets, ses tours. Le bien commun ? Une blague, une farce Ce monde sans morale ni éthique Et si certains pensent que c'est une menace Rassurez-vous, rien ne changera la musique. Le pauvre travaille dur pour survivre Pendant que le riche compte ses milliers La lutte des classes est la norme, pas la surprise Même camarades et frères sont étrangers Diviser pour mieux régner C'est une lutte perpétuelle de classe, Où chacun œuvre pour agrandir sa place, Les puissants, avides de pouvoir et de grâce, Sacrifieraient le monde pour leur propre espace. Ils écrasent sans vergogne, ni pitié, ni état d'âme Et leur raison est simple, leur amour est leur flamme Ils sacrifieraient tout, la terre, l'air, la mer, pour quelques-uns Leur tribu, leur famille en face desquels vous n'êtes rien. N'en voulez pas trop à votre boss Le riche profite du démuni Pour payer une voiture à son gosse Et le caviar qui le nourrit Peu importe les politiques, les élections, Nous sommes programmés, à l'instinct tribal, Dans nos veines, coule l'obsession De défendre les siens, notre bien, notre local. Vous critiquez les puissants, Mais espérez votre tour. Et si vous étiez aux devants, Vous reproduiriez leurs parcours. Regardez les ruines, voilà notre destin La lutte des classes bat son plein Et il faudra bien faire avec. La démocratie est vouée à l'échec.